Communiqué de presse des associations AIDES, Act Up-Paris, Actions Traitements, Arcat, Sol En Si, Sida Info Service et du collectif TRT-5

LE 100 % SECU DEVIENT LE 100 % PAGAILLE La réforme de la Sécu provoque une véritable gabegie administrative qui menace de rompre la prise en charge à 100 % des personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD)

Depuis un mois, les refus administratifs de prise en charge à 100 % des soins nécessaires à des pathologies graves se multiplient. Les médecins, que l’on aimerait voir passer plus de temps à soigner des malades qu’à remplir des papiers, s’énervent, n’y comprennent rien, et les malades non plus ! Une vraie pagaille dont la victime, in fine, est toujours le patient !

A peine un mois après l’entrée en vigueur de nouvelles mesures de la loi sur l’Assurance maladie concernant les personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD), la situation prend une tournure alarmante : la grogne se généralise dans les services de soins, certains syndicats de médecins [1] font du chantage sur le dos des patients, des personnes malades nécessitant des soins vitaux et coûteux sont menacées de rupture de prise en charge !

Complexes, inapplicables et inadaptées à la prise en charge d’une personne en ALD, ces mesures ne sont pas comprises des patients, des médecins, ni même des personnels des caisses de Sécurité sociale ! Depuis l’année dernière, les associations ne cessent pourtant de prévenir la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) !

Les médecins sont désarçonnés par les nouveaux formulaires qu’on leur demande de remplir : dans le cas de personnes gravement malades, atteintes de pathologies complexes, la prise en charge médicale ne peut pas être résumée en 3 lignes sur un formulaire Cerfa ! Dans un récent communiqué de presse, un syndicat de médecins déclare ainsi que les médecins ne disposent pas, aujourd’hui, des informations leur permettant de remplir les papiers exigés par la Sécu [1] ; et va même, méthode déplorable, jusqu’à les inciter à nier le droit à l’ALD de leur patient, pour ne pas être accusés de dépenses infondées…

Les associations Act Up-Paris, Actions Traitements, Arcat, AIDES, Sida Info Service, Sol En Si et le TRT-5 demandent au Ministre de la Santé de réagir pour mettre fin à ce désordre. La CNAMTS doit en urgence adapter l’application de la réforme des ALD à la réalité des maladies graves. Sinon, les autorités devront rapidement assumer les conséquences médicales - et économiques - désastreuses de leur réforme.

Contacts : Corinne Taéron (01 44 93 29 21).

Notes

[1Communiqué de presse du SML daté du 21|02|06 « ALD : Opération Super Maîtrise »


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