Aventis se moque des malades du sida !

Le laboratoire Aventis bloque le remboursement d’un produit, le New Fill, destiné à compenser certains effets indésirables des traitements contre le VIH.

Depuis 1996 et l’arrivée des trithérapies, la mortalité due au sida a considérablement diminué, mais ces traitements induisent de nombreux effets indésirables très lourds, notamment la « lipodystrophie » qui apparaît chez 60% des personnes séropositives au bout de 2 ans de traitement.

Une des manifestations de ce syndrome est une perte de graisse au niveau du visage, aussi appelée lipoatrophie.
Elle donne à des gens qui ont entre 25 et 40 ans des joues plus creuses qu’une personne de 90 ans. Elle est très stigmatisante et peut rendre difficile toute vie sociale et professionnelle. Certains n’osent plus sortir de chez eux par peur du regard et des questions de leur entourage. D’autres interrompent leur traitement anti-VIH pour que la lipoatrophie ne s’aggrave pas.

Le New Fill (acide polylactique) est aujourd’hui le seul produit de comblement dermatologique permettant d’améliorer l’apparence du visage des personnes touchées.

Une procédure d’homologation du New Fill est en cours pour permettre le remboursement par la Sécurité Sociale, mais en attendant, seules les personnes pouvant débourser au minimum 1 500 euros (10 000 francs) de leur poche ont accès à cette technique.

Cet été, Dermik, la filiale de produits dermatologiques d’Aventis, a acheté le brevet du New Fill a son ancien propriétaire français. Depuis, le processus d’homologation de New Fill, qui ouvrirait la voie au remboursement, est bloqué par la faute du laboratoire. En retardant ce dossier, Aventis porte une lourde responsabilité envers les personnes infectées par le VIH.

Nous demandons qu’Aventis :

  • débloque immédiatement la procédure d’homologation de New Fill
  • mette en place d’urgence un accès à New Fill pour les personnes les plus démunies.