4000 pétitions pour pérenniser la recherche française sur le sida et l’hépatite C

Aujourd’hui, près de 4000 pétitions demandant la pérennisation de la recherche française sur le sida et l’hépatite C ont été recueillies et vont être transmises à Matignon. Cette pétition a été lancée conjointement par huit associations de lutte contre le sida (Actions Traitements, Act Up, Aides, Arcat, Dessine Moi Un Mouton, Nova Dona, SolEnSi, Sida Info Service). L’avenir de la recherche française sur le sida et l’hépatite C est étroitement lié à celui de l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida.

Or il semble acquis que les pouvoirs publics renouvelleront les activités de l’ANRS que pour un laps de temps très court. Mais un renouvellement d’un ou deux ans seulement serait pourtant une très mauvaise décision !

Le gouvernement souhaite réorganiser la recherche biomédicale publique au cours des prochaines années. A terme la recherche sur le sida et l’hépatite C, qui bénéficiait jusqu’à présent d’un statut très particulier garant de son efficacité, devrait rejoindre un Inserm réformé. C’est pourquoi le gouvernement envisage un renouvellement de courte durée de l’ANRS en attendant que cette réforme soit effective. L’expérience montre qu’on ne mène pas à bien un chantier aussi vaste que la réforme de l’ensemble des structures de recherche biomédicales en France en un an ou deux !

Cette décision d’un renouvellement court de l’ANRS compromettrait considérablement la qualité de la recherche française sur le sida et l’hépatite C dans les années qui viennent.

En effet, comment engager ces recherches lourdes, coûteuses, aux multiples implications éthiques et politiques, sans certitudes en terme de financement et de structure à moyen terme ? Sans parler de la perte de confiance qu’un renouvellement court ne manquerait pas de susciter auprès des multiples partenaires de l’ANRS à l’étranger.

Pourtant, rien ne de doit compromettre la qualité de la recherche sur le sida et l’hépatite C alors que ces épidémies sont plus que jamais actives.

Pour ces raisons, nous demandons à M.Jean-Pierre Raffarin, premier Ministre, et aux ministères concernés (Recherche, Santé, Affaires Etrangères) de pérenniser les activités de l’ANRS en octroyant un renouvellement de ses activités pour au moins 3 années.

Post-scriptum

Un dossier de presse est téléchargeable ci-contre.


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