Document de positionnement / cadre de travail

Le TRT-5, collectif inter-associatif sur les traitements et la recherche thérapeutique VIH, a récemment été sollicité sur des problématiques liées à l’organisation de la prise en charge et de la qualité des soins. Cette thématique constitue un défi majeur dans un contexte marqué par la transformation du système hospitalier, l’accroissement des files actives et une prise en charge désormais proche de celle d’autre maladies chroniques.
Notre collectif s’attache aujourd’hui à suivre et faciliter la mise en oeuvre de certaines recommandations formulées dans le cadre du rapport d’expert 2010 et exprimées notamment

►Le financement de la prise en charge hospitalière du VIH soulève de nombreuses interrogations suite notamment à la généralisation de la tarification à l’activité (T2A) et l’application de la circulaire "frontière". Nous orientons notre travail sur la formulation de certaines propositions que nous jugeons prioritaires :

‐ la création d’un acte "prise en charge complexe ou multidisciplinaire et pluridisciplinaire" intermédiaire entre l’acte de consultation externe et celui d’hospitalisation de jour pour les consultations longues et complexes, nécessitant l’intervention de plusieurs professionnel (annonce de la séropositivité et première consultation, accident d’exposition au virus, projet de grossesse, reprise du suivi après rupture, échec thérapeutique).

‐ l’introduction d’un financement forfaitaire par patient et par an en plus des paiements à l’acte via une MIGAC, basé sur les files actives et s’appuyant sur un cahier des charges définissant des critères de qualité notamment le maintien en bonne santé, la coordination, le soutien à l’observance, la prise en compte de la sexualité, la recherche des perdus de vue.

‐ l’adaptation de la tarification en hôpital de jour du bilan de synthèse pour que ce dernier puisse être effectué en plus de 24 heures, voire sur plus d’une semaine, et dans différents lieux, à condition qu’il donne lieu à une synthèse effective.

►La prise en charge « partagée » entre l’hôpital et la ville constitue un défi majeur des années à venir, tant en matière de parcours des personnes dans le soin, de pratiques du soin, de politiques publiques ou de recherche. Notre collectif a notamment participé à la rédaction du consensus formalisé de prise en charge de l’infection par le VIH en médecine générale et en médecine de ville et a consacré sa journée scientifique 2010 au spécifique enjeu de la qualité des soins en lien avec l’organisation de la prise en charge. Notre travail actuel consiste à documenter des modes de prise en analysant notamment le lien ville hôpital, les modes de financement et leur pérennité, à réfléchir à des dispositifs d’évaluation en définissant les déterminants et conditions d’une prise en charge globale de qualité.