Atteinte musculaire liée au VIH : étude MYOTOX

L’étude MyoTox se propose d’évaluer l’impact de l’arrêt des analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) sur les symptômes musculaires liés à l’infection par le VIH.

Avec l’utilisation au long cours des traitements antirétroviraux sont apparues diverses manifestations cliniques indésirables, parfois sévères. La cause de ces effets secondaires est souvent attribuée à une toxicité mitochondriale qui est démontrée clairement in vitro pour les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI). Cette toxicité peut s’exprimer sous la forme d’un syndrome myopathique (faiblesse musculaire, douleurs musculaires et/ ou fatigue anormale).

L’étude MyoTox se propose d’évaluer, chez des patients présentant un syndrome myopathique et ayant une charge virale inférieure à 3000 copies/ml, l’impact de l’arrêt des INTI sur les symptômes musculaires. Les INTI sont remplacés par une combinaison d’inhibiteur(s) de la protéase (IP) ± 1 inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) ± T20.


MyoTox : étude pilote, prospective, évaluant l’impact de l’interruption des analogues nucléosidiques chez des patients infectés par le VIH et présentant un syndrome myopathique sous traitement antirétroviral.

Investigateur coordonnateur : Dr Olivier Benveniste
Service de Médecine Interne 1 (Pr. S. Herson)
Hôpital de la Pitié Salpêtrière, 47 bd de l’Hôpital, 75651 Paris Cedex 13
Tél. : 01 42 16 10 56
Fax : 01 42 16 10 58
E-mail : olivier.benveniste@psl.aphp.fr

Promoteur : Agence Nationale de Recherches sur le SIDA et les hépatites virales
101 rue de Tolbiac, 75013 Paris
Tél : 01 53 94 60 00
Fax : 01 53 94 60 02

Méthodes : Il s’agit d’une étude pilote, multicentrique, prospective sur 108 semaines, comportant 1 seul bras thérapeutique, où les patients sont leur propre témoin avant et après la modification thérapeutique.

Critères d’inclusion :
Sont inclus des patients âgés de plus de 18 ans, infectés par le VIH-1, traités par un traitement antirétroviral depuis au moins 3 mois comportant au moins un INTI, présentant une myopathie définie par au moins 2 des 4 critères suivants :

  • déficit musculaire à prédominance proximale,
  • myalgies,
  • fatigabilité anormale à l’exercice (périmètre de marche < 500 m)
  • et/ou augmentation à au moins 2 reprises des CPK (>1,5 N, hors contexte d’exercice musculaire inhabituel).

Critères de non inclusion :
Patient(e) présentant :

  • une faiblesse musculaire clinique et/ou une rhabdomyolyse biologique avant la mise en route des INTI ; acidose lactique symptomatique imposant une hospitalisation urgente, intolérance clinique et/ou biologique à la névirapine ou à l’éfavirenz.
  • Hépatite B active nécessitant un traitement par 3TC ou ténofovir
  • patient(e) ayant un VIH multirésistant sans possibilité de traitement virologiquement efficace après l’arrêt des INTI
  • infection opportuniste en phase aiguë
  • femme enceinte ou allaitante
  • non affilié à un régime de sécurité sociale ou sans CMU.

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