Journée 2003 : l’immunothérapie dans l’infection à VIH

L’arrivée des bi puis des trithérapies au milieu des années 90 a permis de réduire considérablement le nombre de cas de sida et de décès liés à l’infection à VIH.

Cependant les multithérapies anti-VIH ont révélé de multiples limites depuis leur introduction (nécessité d’une observance sans faille, nombreux effets indésirables compromettant souvent l’adhésion au traitement et la qualité de vie des patients, augmentation du risque cardiovasculaire à moyen terme, restauration immunitaire anti-VIH insatisfaisante voire inexistante, causant une remontée rapide de la charge virale et une chute des T4 en cas d’interruption de traitement...).

Il existe des pistes de recherche dans le domaine de l’immunothérapie qui visent à restaurer et à renforcer les défenses immunitaires anti-VIH des personnes atteintes par le virus. L’objectif de ces recherches est de permettre aux personnes séropositives, soit de commencer un traitement antirétroviral plus tardivement, soit de pouvoir l’interrompre pendant certaines périodes.

Les objectifs de cette journée étaient de décrire les moyens, évalués ou en cours d’évaluation, susceptibles d’améliorer les défenses immunitaires générales et spécifiques anti-VIH, de préciser la place de l’immunothérapie dans la lutte contre le VIH et enfin, de dégager les orientations prioritaires pour les recherches à venir.

Le TRT-5 a, en outre, voulu contribuer à l’avancement du débat sur les critères d’évaluation des immunothérapies , sur l’harmonisation des protocoles de recherche (objectifs et critères de jugement), et à confronter les différentes approches – celles de l’industrie,des institutions et des chercheurs – aux attentes des personnes séropositives.

Le colloque a accueilli 280 participants associatifs, scientifiques, médicaux, politiques et industriels venus de toute la France.

Le comité scientifique de cette journée était composé de François Boué, Dominique Costagliola, Dominique Emilie, Cécile Goujard, Bruno Hoen, Yves Lévy, Christine Rouzioux et Laurence Weiss.


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